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Débuter le Brassage

Belgique

Witbier

aussi appelé Blanche belge

Coriandre et écorce d'orange amère sur une base de blé cru : la seule bière classique dont les épices font officiellement partie de la recette.

Difficulté 2/5

Le blé CRU, non malté, se comporte autrement que le blé malté : il colmate davantage et demande un palier protéique. C'est la seule vraie difficulté, et elle disparaît en brassant en sac.

Photo d'illustration sous licence libre. Elle montre de la bière ou du brassage, pas ce style précis.
Densité initiale
1,044 – 1,052
Alcool
4.5 – 5.5 % vol.
Amertume
10 – 20 IBU
Couleur
4 – 12 EBC
Fermentation
haute, 18 à 22 °C
Durée
2 semaines de fermentation, 2 semaines en bouteille

Ce qui rate le plus souvent sur ce style

Le dosage des épices. La coriandre est écrasante : 15 g pour 20 litres passent inaperçus, 40 g donnent une bière au curry. Et il faut de la coriandre en graines fraîchement concassées, pas de la poudre — la poudre donne un goût terreux.

Les épices, en fin d'ébullition seulement

Coriandre et écorce d'orange s'ajoutent dans les cinq dernières minutes, jamais à 60. Leurs huiles essentielles sont volatiles : une heure d'ébullition les fait disparaître et ne laisse que l'amer.

Le dosage de départ, pour 20 litres : 20 g de graines de coriandre concassées au dernier moment, 20 g d'écorce d'orange amère séchée. On ajuste au lot suivant, jamais dans le même.

Ce que ce style demande

Rien ici n'est écrit à la main pour cette page : chaque ligne est calculée depuis les caractéristiques ci-dessus — fermentation, température, densité initiale — et affiche la règle qui l'a déclenchée.

  • Un densimètre et son éprouvetteIndispensable

    C'est le seul instrument qui dit si la fermentation est finie. Sans lui, on met en bouteille au jugé — et une bière embouteillée trop tôt continue de fermenter dans le verre jusqu'à le faire éclater. Ce n'est pas une image : une bouteille de bière sous pression projette des éclats.

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    Aucun modèle précis n'a été testé ici : le lien ouvre une recherche, pas une recommandation.

  • Un désinfectant sans rinçageIndispensable

    Après refroidissement, tout ce qui touche le moût doit être désinfecté : cuillère, siphon, joint, main, bouteille. C'est la première cause de lot raté, très loin devant la recette.

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  • Un tapis chauffant avec thermostat

    Ce style se fermente entre 18 et 22 °C. Dans un appartement mal chauffé ou une cave en hiver, on descend sous 18 °C et la levure ralentit puis s'arrête, en laissant la bière sucrée.

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  • De la levure T-58

    Densité initiale autour de 1,044 : un sachet de 11,5 g suffit pour 20 litres. Les souches citées ici sont celles qui donnent le profil du style ; une levure neutre donnerait une bière correcte et hors sujet.

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  • Un sac de brassage, ou des balles de riz

    Ce style contient une forte proportion de blé, qui n'a pas d'enveloppe : le lit filtrant se colmate et le rinçage s'arrête. Le brassage en sac supprime le problème ; à défaut, 5 % de balles de riz rouvrent le lit.

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Et ce qu'il ne faut pas faire

  • N'ajoutez pas de houblon tardif

    Ce style plafonne à 20 IBU et son intérêt est ailleurs — dans la levure ou dans le malt. Un houblonnage aromatique s'y bat avec ce qu'on cherche à mettre en avant, et le rend confus.

En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. Ces liens ouvrent une recherche et non une fiche produit : aucun modèle précis n'a été testé ici.

Le calcul

Combien de sucre pour la refermentation en bouteille

C'est le calcul qui décide si vos bouteilles tiennent. Trop de sucre et la pression dépasse ce que le verre supporte ; pas assez et la bière reste plate.

Style visé

110g de sucre de table

Soit 115 g de glucose (dextrose), ou 5,5 g de sucre par litre. Objectif : 2,3 volumes de CO₂, dont 0,86 déjà dissous à 20 °C.

Faites dissoudre le sucre dans un peu d'eau bouillie, versez-le au fond du récipient d'embouteillage et transférez la bière dessus par siphon : le sucre se répartit seul. Doser bouteille par bouteille donne des carbonatations inégales et des bouteilles surpressées.

Questions fréquentes

Blé cru ou blé malté ?

Cru pour une vraie witbier : il apporte le trouble laiteux et une astringence légère caractéristique. Le blé malté donnerait quelque chose de plus proche d'une weizen.

Faut-il un palier protéique ?

Avec 45 % de blé cru, un palier à 52 °C pendant 15 minutes améliore nettement la filtration et la tenue de mousse. En brassage en sac, on peut s'en passer.

Peut-on utiliser de la coriandre en poudre ?

Non. Elle est oxydée et donne un goût terreux. Achetez des graines et concassez-les au mortier juste avant l'ajout.

Ce que cette fiche ne sait pas

L'écorce d'orange amère (Curaçao) n'est pas de l'orange douce. L'orange du commerce apporte du sucre et un amer différent ; le résultat est correct mais n'est pas une witbier.

À comparer avec